Wonderfarts

À Beyrouth, alors que la situation se durcit à nouveau, une petite lueur d'espoir est apparue à la Takeover Gallery. Une nouvelle exposition : Wonderfarts.

Une collaboration avec Creative Space Beirut, une école de mode qui soutient les talents et les créateurs issus de milieux défavorisés. Onze étudiants et anciens élèves explorent les univers de l’odorat et du toucher pour créer des objets qui transcendent leur simple forme. Des pièces garnies de fleurs séchées et de tissus imprégnés d’huiles essentielles, qui créent des surfaces invitant le corps à s’approcher. Une invitation ouverte à l’évasion.

L'exposition a été conçue en deux parties.

La première exposition a ouvert ses portes le 1er mars. Trois œuvres, réparties dans la salle. L'air en portait les traces. Les visiteurs ralentissaient le pas et s'immergeaient dans cette expérience multisensorielle. La galerie s'est transformée en un passage. À l'extérieur, Beyrouth hurlait à plein poumon et bouillonnait d'agitation. À l'intérieur, une atmosphère maîtrisée attirait les visiteurs dans un espace où l'odorat et le toucher redéfinissaient la perception.

La deuxième partie de l'exposition n'a pas encore été programmée.

L'interruption a été soudaine. Le début d'une nouvelle guerre. Pendant que nous étions occupés à faire des pétards en forme de fleurs, le monde autour de nous s'affairait à larguer des bombes.

Wonderfarts continue de prendre forme.

L'œuvre perdure à travers ceux qui l'ont créée et l'espace qu'elle a ouvert.

Jihan Azzam, Mahdi Fakih, Salem Sleiman, Patile Tachjian, Mostafa Al Sous, Iftikhar Kanawati, Joe Al Daccache, Sonia Melkisetian, Wadih Hadchity, Miled Chahla et Sola Kamal, du CSB.

Un message plein d'espoir envoyé de Beyrouth au reste du monde.


Écrit par Amer Chamaa

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La nuit est un élément de l'amour, tout comme le brouillard.